Les parents français à contre-courant du reste du monde

Je ne suis pas réellement étonné de ces constats peu flatteurs .. Nous autres, Gaulois, ramons à contre-courant sur de nombreux sujets, ce qui confirme notre « exception culturelle » dans un univers de plus en plus mondialisé. Quelques extraits de cet intéressant article du journal Les Echos

« Confiance

Si les parents français sont moins enclins à recourir au privé, ils sont aussi beaucoup moins optimistes. Ils sont même les moins confiants sur la réussite scolaire de leur progéniture (44% contre 62% pour la moyenne mondiale), sur les chances de voir leurs enfants décrocher un bon emploi (36% contre 68%) et sur leur avenir professionnel (42% contre 75%). « C’est peut-être dû au fameux état d’esprit français » qui veut que l’on s’estime souvent moins bien lotis que nos voisins, analyse Thierry Chevaillier. Mais selon lui, ce manque d’optimisme vient davantage du « système éducatif français qui fonctionne encore beaucoup à la note et à la sanction et qui crée des enfants manquant de confiance en eux ».

Paradoxalement, ce sont pourtant « les premiers à faire des sacrifices personnels pour la réussite de leurs enfants » (92% contre 82%), écrivent les auteurs de l’étude. Mais là encore, Thierry estime qu’il s’agit avant tout d’une question de perception puisque, dit-il, « la contribution des parents est bien inférieure à d’autres pays ».

Etudes à l’étranger

De façon contradictoire, aussi, les parents français sont plus nombreux que leurs homologues à estimer que les études à l’étranger « constituent un plus pour leurs enfants » et, pourtant, ils ne sont que 22% à envisager d’envoyer leurs enfants parfaire leur éducation à l’étranger (41% au niveau mondial).

Digital

Enfin, les Français montrent peu d’appétence pour le numérique : seuls 29% d’entre eux se sentent prêts à envisager un diplôme d’université en ligne pour leurs enfants, soit un peu plus que les Egyptiens (22%) et bien moins que les Indiens (82%). Un écart qui « provient probablement d’un manque de connaissance dans la mesure où seulement un tiers des parents en France sont au courant des programmes digitaux d’apprentissage », explique l’étude. Sans compter que la France a un système éducatif très développé où écoles, collèges et universités se trouvent à proximité, ce qui ne pousse pas les parents à opter pour l’éducation en ligne, contrairement à d’autres pays comme l’Australie, pointe Thierry Chevaillier. »

Sur le dernier sujet, avant même de parler d’éducation en ligne, nous accusons un réel retard, la culture « digitale » des parents d’ados de 2017 est malheureusement faible ; Couplé à une défiance plutôt généralisée de ceux qui ne parlent que de surexposition aux « écrans », voyant très rarement le potentiel à explorer, craignant principalement les dérives des usages, et faisant rarement la distinction entre usages ludiques et usages pédagogiques, il reste du chemin à parcourir